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 {Rang C} - Le Convoi, qu'on voit.

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MessageSujet: {Rang C} - Le Convoi, qu'on voit.   Ven 3 Mai - 8:11

Bureau des Missions a écrit:
Un convoi marchand est en partance pour la frontière du pays où il doit ravitailler un poste frontalier, après quoi il s'en ira marchander au pays du feu. L'inconvénient est que ce convoi est très long et très imposant, aussi n'est-il pas discret. Les Bandits dits de "La Meute" qui arpentent les collines et les contrées sauvages du Pays de la Terre sont un danger pour ce convoi, c'est pourquoi il se doit d'être escorté. Les bandits de la Meute ne sont pour la plupart pas de véritables Ninjas et ne se battent qu'à l'aide de Sabre ou autre couteau qu'ils ne maîtrisent pas avec beaucoup de talent, aussi ne seront-ils pas un véritable souci pour vous.

    Encore ce tourbillon confus de brume et de poussière. Vapeurs et miasmes incolores se mêlaient dans un étrange concert de sensations indescriptibles. D'horribles sons retentissaient à travers le néant, et leurs échos se perpétraient à l'infini dans un espace obscur et froid, sans limite ni consistance. Il n'y avait guère plus de sens à tout ceci qu'il n'y en avait dans la mort. Les yeux du jeune enfant, esseulé, étaient aveuglés de ténèbres dévorantes qui s'étendaient vigoureusement de part en part de l'esprit perdu du garçon. De géantes mains aux doigts crochus frappaient sur d'invisibles tambours au son grave et retentissant. Puis, de glaçants murmures se firent entendre, sous-entendus par un vent implicite. Un œil, gigantesque, s'ouvrit, surplombant le monde noir dans lequel se noyait peu à peu le garçon, suffoquant. Et il tenta de se débattre, mais en vain, car il semblait n'avoir aucun souffle, aucun pouvoir, il était en proie à une force dont il ignorait tout et qui le surpassait avec violence. Il était incapable de hurler, de fuir ou même de bouger le moindre membre.

    Akeboshi se redressa brutalement sur lui-même. Il suait à grosses gouttes lorsque finalement il essuya son front d'un revers de manche. Les yeux alourdis par son sommeil agité, il scrutait la pénombre matinale qui régnait, maîtresse incontestée, sur sa chambre. Ce cauchemar, il l'avait déjà fait, mais il ne le comprenait pas. Haletant, mais regagnant peu à peu le dessus sur son cœur battant la chamade, le jeune Shinobi parvint à retrouver son calme assez rapidement. Au delà des volets clos qui empêchaient aux premiers rayons du soleil de pénétrer dans sa chambre, il percevait l'agitation d'un village se réveillant lentement au gré du chant des oiseaux et de la brise du matin. Akeboshi se détendit un instant. Lorsqu'il eut complètement émergé de son sommeil, il se dressa sur ses pieds et se lava. Une fois frais, il avala rapidement un frugal petit-déjeuner et s'habilla plus convenablement : la traditionnelle tenue des Kitamodori; un kimono brun ajusté d'un vers émeraude subtil qui décorait audacieusement son couvre-jambes. Lorsqu'il eut enfilé ses sandales et flanqué son Katana, il quitta son humble demeure.

    Il s'agissait d'une vieille bâtisse de pierre, perchée au nord du village, au contrebas d'un des sommets qui surplombait le village avec une fierté digne du Pays de la Terre. Ce-jour, il avait été mandé au Centre d'Attribution de Missions par une missive reçue la veille. Aussi se pressa-t-il de gagner les lieux où il était attendu, non sans saluer les quelques villageois déjà en activité dans les rues poussiéreuses du village. Un ciel clair s'annonçait, tout autant qu'une journée de printemps agréable. Lorsqu'il parvint au bureau, on lui attribua sa mission avec froideur et désintérêt, peut-être le ninja de corvée avait-il d'autres choses, plus préoccupantes, à penser. Il ne releva pas le mépris dans le regard de ce dernier et se contenta de prendre le parchemin et de le dérouler.

    « Voyons voir... Vous êtes Kitamodori Akeboshi, c'est bien ça ? Veuillez signer le registre. - Ce qu'il fit. - Votre contact est Abumori Setsuko, il est le marchand qui a fait appel à nous, et semble être une sorte de chef pour toute cette belle compagnie, vous prendrez vos ordres de lui. »

    D'un signe de main, Akeboshi remercia le ninja et s'en retourna. Aux portes du village, le jeune samourai trouva une agitation bien plus importante qu'en ville. Les marchands préparaient les chevaux, chargeaient les charrettes de marchandises et s’affairaient comme de véritables fourmis. Aux premiers abords, Akeboshi fut surpris à la vue de la taille du convoi, il était constitué d'une vingtaine de chariots pleinement chargés, et le jeune homme dénombrait pas moins de soixante personnes. Tout ça, sous l'unique surveillance et protection d'un seul Shinobi, davantage samourai que maître de ninjutsu et dont le grade n'en ferait pas frémir beaucoup. Akeboshi déglutit à l'idée du fastidieux périple qui s'étalait à ses pieds, long tapis - rouge, il l'aurait souhaité - de poussière et de boue.

    « Ah ! s'exclama un homme de la cinquantaine, fort d'épaules et à la voix portante qui s'avançait d'un pas lourd vers Akeboshi, le voilà, nôtre Shinobi.
    - Je suis Kitamodori Akeboshi, votre escorte, en effet.
    - Oui, bon ce qu'il faut savoir, c'est que la route risque d'être plutôt longue, alors il faudra s'armer davantage de courage que de... il jetait un regard sévère vers le Katana qui pendait à la taille de Akeboshi, il nous faudra du courage. » reprit-il, affichant un énigmatique sourire préoccupé.

    Akeboshi le dévisagea un instant, mais le marchand lui fit une amicale tape sur l'épaule, et l'embarqua près de ce qui semblait être le chariot principal, puisqu'il y monta. Saisissant les rennes, agitant par la même le cheval qui semblait encore endormi, il regarda Akeboshi qui demeurait debout aux côtés de la charrette.

    « Allons-y. » Grogna-t-il, lançant un regard soucieux vers l'horizon. Le voyage commençait.
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MessageSujet: Re: {Rang C} - Le Convoi, qu'on voit.   Ven 3 Mai - 17:40

    Deux jours étaient passés, quand une lourde pluie s'abattit sur le pays de la Terre. Les routes, habituellement poussiéreuses et rocailleuse, étaient devenues boueuse et impraticables et les chariots, avec leur grandes et lourdes roues, s'enfonçaient dans la vase qui léchaient les flancs du chemin suite aux débordements de rivières. Akeboshi, qui marchait à l'avant du convoi pour prévenir tout éventuel assaut, avait les jambes brunies et son kimono était trempé. Il ralentit le pas pour se faire rattraper par le chariot principal, sur lequel se tenait Abumori Setsuko.

    « Nous avançons trop lentement, grogna-t-il tant bien que mal pour se faire entendre malgré l'assommant clapotis de la pluie. »

    Akeboshi acquiesça, c'était vrai : le convoi s'empêtrait à vue d’œil et peut-être valait-il mieux s'arrêter pour la nuit. Mais il n'y avait aucun abri potentiel aux environs, surtout pas pour 60 personnes et une vingtaine de chariot et de chevaux. Akeboshi, n'avait cependant pas de décision à prendre, son seul et unique rôle était d'assurer la protection des marchands et de leur marchandises contre d'éventuels voleurs des collines.

    Comme si la pluie n'était guère suffisante, un grondement de tonnerre se fit bientôt entendre, loin dans le ciel, au dessus des voyageurs infortunés. Usuellement, Akeboshi appréciait la pluie, ses odeurs, son aura, ses bienfaits, et le tonnerre tout autant, mais là s'en était trop. Épuisé, sale, il maudissait cette mission autant qu'il maudissait le regard méprisant du Shinobi qui la lui avait attribué, et dont le visage lui revenait maintenant, sans qu'il ne sache pourquoi. Finalement, l'ordre fut donné qu'on arrête le convoi en pied d'une falaise qui se creusait très légèrement pour permettre de dresser un campement modeste. Ceci fait, Kitamodori se décrassa dans la rivière voisine, alors que la pluie battait de plus en plus fort; il serait mouillé, mais propre, pensait-il. Il revint au camp, et chercha du regard un poste stratégique pour monter la garde. Lorsqu'il eut désigné un arbre plus haut que les autres pour cela, il patrouilla quelques minutes avant de gagner son lieu d'observation. Il enviait sérieusement les marchands qui, plus bas, s'attroupaient autour d'un feu nouvellement allumé et mettaient à cuir diverses viandes saucées allèchement.

    Alors qu'il se figurait quelque souper impérial Akeboshi se dressa sur ses deux jambes lorsque, du coin de l’œil, il crut voir une silhouette se faufiler au sommet de la falaise, seul point plus haut perché que son poste de surveillance. Fronçant les sourcils, il fixait tant bien que mal la ligne abrupte que formait le découpage de l'horizon par l'avancée rocheuse de la falaise. Rien. C'est seulement lorsque, quelques minutes plus tard il se convainquit d'avoir rêvé, qu'il l'aperçut.

    Il analysa rapidement ce qu'il voyait : Un homme, la trentaine, pas ou peu de chakra, mais rapide et agile. Environ un mètre soixante dix et peut-être entre soixante et soixante-dix kilogrammes. Bon, pensa Akeboshi, son attitude traduit une intention hostile. C'est donc avec la discrétion la plus fine possible qu'il quitta son perchoir pour se hisser le long de l'abrupte façade rocheuse, afin de surprendre l'intriguant observateur à revers et éclaircir ses intentions. Les gouttes d'eau martelait son visage avec une telle ardeur que le ciel lui même semblait vouloir l'empêcher de gagner le sommet de son ascension. Lorsque finalement, et non sans avoir glissé à plusieurs reprises, il atteignit sa destination, l'homme était toujours là, perché juste au dessus du camp, le regard bien curieux.

    En silence Akeboshi dégaina sa lame et lorsqu'il fut juste derrière l'individu, la glissa sous son coup. Ce dernier balança sa tête en arrière, un réflexe de survie, puis il s'immobilisa.

    « Décline ton identité et tes intentions. Fit simplement Akeboshi, aussi froid que la pierre.
    - Dommage, je m'en sortais bien pour une fois... L'individu soupira. J'aurais dû me douter qu'un convoi d'une telle envergure ne serait pas sans défenses.
    - Tu es seul ? insista le Shinobi, que cherches-tu ?
    - Bah ! Fais moi ton prisonnier ou tue moi. Je n'ai cure. Fit l'individu, dédaigneux. »

    Akeboshi le plaqua au sol et le ligota avec le peu de ficelle qu'il avait a disposition; sa ceinture. Il fut donc contraint de porter son Katana à la main. L'individu attaché, il le traîna jusqu'au campement des marchands et le présenta à Setsuko. Celui-ci le dévisagea avec sévérité, puis dévisagea ensuite Akeboshi. Il soupira.

    « Un éclaireur, conclut-il. Tu es de la Meute ? il s'adressait au prisonnier.
    - Je le crains, oui, mais ils ne voudront plus de moi maintenant. Mon absence les intriguera néanmoins et je crains fort qu'il ne suive la direction que je pris ce matin en leur annonçant que je partais à votre recherche.
    - Je te trouve bien loquace pour un éclaireur, brigand.
    - Peut-être, mais je dis vrai, sous peu, les Loups et les Ours vous tomberont dessus, reprenait l'éclaireur.
    - Ahahah ! s’esclaffa Setsuko. Loups ? Ours ? C'est ainsi que vous vous appelez entre vous ? Cela vous rend-il plus féroce au combat ?
    - Tu ne sais rien de ce qu'est un combat, vieil homme, surenchérit l'individu.
    - Il suffit, interrompit Akeboshi. Nous avons un problème à régler, que fait-on de lui, et surtout que fait-on de nous même ?
    - Il dit que son groupe va nous tomber dessus avant l'aube, partons ! s'exclama un marchand.
    - C'est un piège ! rétorqua un autre.

    Setsuko frottait ses doigts mouillés contre son menton, pensif. Après quelques instants, il donna finalement l'ordre de lever le camp et de reprendre la route, la pluie battait de plus en plus fort.

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MessageSujet: Re: {Rang C} - Le Convoi, qu'on voit.   Dim 19 Mai - 15:12

    La nuit était au paroxysme de son obscurité et le convoi avançait trop lentement. Akeboshi, recroquevillé du mieux qu'il le pouvait dans son kimono, tentait tant bien que mal de résister aux incessants assauts du froid qui, en créature affamée, accablait les membres du samourai de morsures givrées. Cette pluie là était cruelle et nul ne savait si les dieux ne l'avaient pas envoyé pour punir un quelconque pêcheur. Il songeait encore à la folie d'avoir seulement attribué un shinobi de protection à une si grande entreprise. C'est pourquoi il s'en alla à la rencontre de Setsuko. À celui-ci il fit part de ses inquiétudes.

    « Nous voyageons avec une cage d'oiseaux messagers, si vous pensez que cela peut vous être utile. » avait répondu le marchand, soucieux de la sécurité de sa marchandises et de ses gens.

    C'est alors que l'aube s'annonçait, chancelante, dans une lointaine et chimérique horizon, que Akeboshi fit s'envoler le corbeau, à la patte duquel il avait attaché le message qui demandait du renfort au village. Une fatigue lourde et pesante martelait les tempes du samourai qui, la main serrée autour de la garde mouillée de son sabre, scrutait avec espoir l'envol de l'oiseau vers l'ouest. Le ciel s'éclaircissait légèrement et le rideau formé par la pluie semblait s'atténuer alors que les premiers rayons du soleil pointaient à l'est, mais, non miséricordieux, les dieux avaient décidé que cette lueur d'espoir ne serait autre que la précurseur d'un bien plus mauvais présage. Alors qu'on avait fait monté le prisonnier sur une des charrette en mouvement et que chez tous la fatigue devenait insoutenable, l'explosion de produisit.

    Peut-être fut-ce un prodigieux artifice, ou peut-être l'obscurité de la nuit mourante donnait un air plus éclatant qu'il ne l'était aux flammes de cette soudaine déflagration, mais quoi qu'il en fut, elle eut lieu. Les chevaux hennirent avec frénésie, paniqués, les marchands courraient dans tous les sens. Dans la fumée on distinguait avec difficulté les quelques silhouettes agressives qui s'avançaient sur le convoi. Sitôt, Akeboshi dégaina son sabre et barra la route à un premier homme dont il ne put distinguer les traits. Dans une rapide analyse, il le trouva grand et fin, il portait sur lui d'épaisses fourrures de loup détrempées et brandissait, gaillard, une imposante massue d'acier.
    Lorsqu'il la fit dégringoler en direction du crâne du shinobi d'Iwa, ce dernier l'esquiva sans trop de peine, il l'eut crut, mais son essoufflement soudain lui fit reconsidérer la chose; il était épuisé, trempé, et aveuglé. Brandissant vaille que vaille sa lame de samourai devant lui, Akeboshi tenta de prendre son adversaire de cours en le taclant d'un geste rapide et quasiment inattendu. L'homme en l'esquivant, manqua de basculer en arrière, ce qu'il fit néanmoins lorsque Akeboshi imposa la garde de son sabre dans la faciès du personnage qui, s'écroula net, sous l'effet du choc.

    Très vite, on s'armait, les marchands brandissaient fourches et poignards, mais ils n'étaient pas combattants. Les assaillants qui paraissaient venir par milliers - mais n'était pas plus d'une vingtaine - assommaient, tuaient et pillaient plus vite que ne pouvaient réagir Akeboshi pour tous les en prévenir. Aussi parvint-il à pourfendre quelque trois canailles, mais alors qu'il s’affairait à mettre en sécurité Setsuko, celui-ci lui somma de lui donner une arme pour protéger son bien. Akeboshi s'exécuta et lui tendit un Kunai et aussitôt, le marchand marchait vers la bataille. Akeboshi fit alors face à un autre homme. celui-ci était plus large d'épaule et dans la confusion, paraissait être le chef de la bande.

    *Pas de panique* pensait Akeboshi, *ce ne sont que des bandits de grands chemins, ils ne sont pas une menace immédiate et ne maîtrisent aucun art ninja, je dois garder mon sang froid pour surpasser mon épuisement et les neutraliser en évitant un maximum de dégât.*

    Sitôt eut-il pensé ceci, que son adversaire entreprenait d'exécuter une série de mudra, c'était un shinobi. Démuni face à cette surprise, Akeboshi brandit son Katana et chargea, dans une dernière tentative de rassembler ses forces pour frapper, Akeboshi n'avait pas été prudent. C'est lorsque, fermant les yeux et perdant connaissance, il s'écroula au sol, qu'il compris que l'oiseau qu'il avait envoyé plusieurs minutes auparavant serait décisif dans l'accomplissement de cette mission.
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MessageSujet: Re: {Rang C} - Le Convoi, qu'on voit.   Dim 19 Mai - 16:08



La jeune fille se tenait debout, solitaire, unique maîtresse d'un océan de rêveries suspendues. Une semaine s'était écoulée depuis que les différentes branches du prestigieux clan Fong s'était réunie pour célébrer la Fête du Cerf, célébration traditionnelle au sein de la grande famille qui était celle de Mei. Par la même occasion, l'on avait festoyé au nom du dix-septième printemps de Mei, aujourd'hui décidément révolu. Quoi qu'il en fut, la nuit touchait à son terme alors que Mei était seule dans la cours du Temple de la Famille, méditant, les yeux clos - bien que cela n'eut changé grand chose - sur son fort intérieur.

L'unicité de Mei résidait, non pas comme beaucoup l'estime dans son handicap, mais au contraire, dans les avantages que ce dernier lui procurait et ce, contre toute attente. Puisque Mei, et nous l'avions déjà soulevé dans son Histoire, était totalement libérée des lois du réalisme, ce qui faisait d'elle une artiste détachée de toutes les contraintes imposées par les physiques du monde. Aussi, nulle toile ne pouvait dépeindre ce qu'elle était capable d'entrevoir dans son esprit. Ainsi, en cette heure reculée de la matinée, elle songeait à sa Mer Intérieure, comme elle l'appelait, son Setonaikai. Cette notion complexe qu'il est nécessaire de définir avec concision sera développée dans un sujet autre qui lui sera partiellement dévoué (c.f. Background, que j'écrirais plus tard). De manière abrégée, le Setonaikai était à la fois un lieu physique et spirituelle. Résidant dans le for intérieur de la demoiselle, c'était un lieu où les aveugle étaient voyants et les voyants aveugles. Oui, dans son Setonaikai, Mei voyait. Mais cet endroit étant le reflet de son vécu et de sa conscience, elle ne pouvait y voir que ce qu'elle avait vraiment côtoyé et connu. C'était en fait un replis de sa propre conscience.

Mei fut tirée de ses pensées par l’intrigante mais non moins bienvenue senteur du thé. Étant privée de voir, Mei avait su développer ses autres sens de manière considérable. Aussi discernait-elle avec davantage d'aisance toutes les odeurs du monde, tous les gouts qui foulaient son palais et tous les sons qui atteignaient ses oreilles. Les effluves du thé au jasmin qui s'approchait lentement ne lui échappèrent par conséquent guère, alors même que l'homme qui les lui portait n'avait pas encore franchit les portes du temple. Lorsque se dessina la silhouette du vieillard à l’entrebâillement de la porte, Mei se mit à sourire, l'aura apaisante de Maître Lao Shan éveillait en elle une sensation d'assurance, de protection. L'homme avait un visage creusé par le temps, du haut de son grand âge, il tenait une forme incroyable et maîtrisait la terre comme peu avant lui ne l'avait fait. Ses longs cheveux gris filasses tombaient de part et d'autre de son visage, ruisselant comme un antique cours d'eau porteur de bien des secrets. Et sa broussailleuse barbe grisonnante, nul ne pouvait guère en éprouver du respect.

« La confluence de nos énergies est avérée, semble-t-il. » engageait le vieil homme, en avançant vers Mei à d'un pas serein.

Mei ne répondit pas, mais elle souriait davantage. Le vieil homme lui tendit une des deux tasses en terre cuite qu'il tenait dans ses mains. Mei la saisissait après s'être assurée qu'elle ne se brûlerait pas. Le liquide mielleux qui l'emplissait fumait encore, emplissant les narines de la jeune fille de vapeurs encensées qui la firent frémir de bonheur.

« Votre visite m'honore maître Lao Shan. Où est-ce nos dieux que vous êtes venus trouver en ces lieux ? s'enquit-elle avant d'avaler une gorgée du thé que son sensei lui avait préparé. Le liquide chaud coula dans sa gorge et provoqua en elle un tel apaisement qu'elle ne put s'empêcher d'expirer sa félicité soudaine.
- Tu te lève bien tôt ces temps-ci, tes sommeils sont-il troublés ? fut la réponse du vieux Shan, bien qu'il s'agisse en fait davantage d'une question.
- Il y a un chat, il y a une barque, il y a la femme aux maints jointes du Temple de la Terre. Puis il n'y a plus rien.
- Je vois, dit-il simplement, avant de boire un peu de son thé. Mei, reprit-il, changeant de sujet, un message est arrivée très tôt ce matin au Bureau du Kage. Un shinobi en mission est en difficulté et il demande des renforts. Le Kage a dépêché un Chuunin et il te confis de l'épauler.
- C'est donc là ma première mission en tant que Kunoichi.
- As-tu peur ? s'inquiétait sincèrement le sensei de la jeune fille.
- Non. Elle mentait.

~ ~ ~ ~ ~

Le ciel était d'un azur ponctué de cotonneuse perle de lait lorsque Mei, sac à dos prêt, se rendit à la sortie du village, à la rencontre de son responsable de Mission. "Il s'appelle Akimoji Rimaru" lui avait précisé Lao Shan avant de quitter le temple peu avant l'aube. Les présentations faites, les deux ninjas se mirent en route pour leur destination; des coordonnées données par un certain Kitamodori Akeboshi, le shinobi en mission qui avait fait la demande de renfort. Les coordonnées correspondaient certainement au lieu duquel il avait envoyé le message.

Bien qu'aveugle, Mei ne ralentissait pas la marche du petit duo improvisé pour cette missions, elle ne la pressait pas mais faisait son possible pour ne pas être un fardeau. Ils passèrent leur journée à marcher en direction de l'ouest et donc, à l'encontre du voyage du soleil, leur ombre grandissait donc au fur et à mesure de leur avancée. "Le shinobi que nous devons rejoindre était affilié comme escorte d'un convoi marchand d'importance relative et dont l'unique menace était des bandits de grands chemins d'un groupe nommé "la meute", mais visiblement il a certainement eut à faire un adversaire plus redoutable, c'est pourquoi il a demandé du renfort, nous ignorons son statut actuel, nous devons nous attendre à tout." avait expliqué le chuunin en charge de la mission, alors que le duo s'était arrêté dans une clairière aux alentours de midi pour manger. C'était un garçon, la vingtaine environ, certainement plus expérimenté que Mei - et ce n'était pas chose difficile - mais il semblait distant, automatique, froid. C'était un ninja, un vrai.

Le crépuscule dévorait peu à peu le ciel, et l'azur lisse et pâle laissait place aux flammes orangées du soir qui crépitaient ardemment dans le firmament, lorsque Mei et Rimaru atteignirent le lieu correspondant aux coordonnées. C'était une champ de bataille, à l'évidence. Il y avait des traces d’explosions, des débris de charrettes et de tonneaux éparpillés et quelques cadavres gisaient, inertes, au sol. Mei ne voyait rien de cela, mais elle le devina au sentant les ondes émises par le sol et se fia à la description des lieux que lui fit le Chuunin. Il n'y avait pas la moindre trace d'un marchand en vie, ni d'Akeboshi, c'était donc là qu'allait commencer l'enquête.

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MessageSujet: Re: {Rang C} - Le Convoi, qu'on voit.   Ven 24 Mai - 23:24

    Lorsque les yeux d'Akeboshi s'ouvrirent, une violente lumière le força à froncer les sourcils. Peu à peu, il recouvrait ses esprits et avec cela vint la douleur, il ne s'en rendit compte que trop bien : son corps était totalement engourdi, endolori et de sévères courbatures martelaient ses articulations. La tête lourde, il tâtonna autour de lui pour prendre ses repères du bout de ses doigts. Il était fiévreux, car il grelottait et suait à la fois, la battante averse qui s'était acharnée sur lui et le convoi l'avait trempé jusqu'aux os. Le convoi ! Qu'en était-il advenu ? Il chercha dans ses souvenirs, et la seul chose qu'il parvenait à se remémorer était le coup qu'il avait prit à la tête et donc les conséquences avaient été celles qu'il ne connaissait maintenant que trop : perte de connaissance et réveil brutal.

    Alors qu'il parvenait peu à peu à discerner un semblant de paroi dans son champ de vision rendu flou par l'éblouissante lumière, il tenta de se dresser sur ses deux jambes encore tremblantes. Mauvaise idée, il s'en rendit rapidement compte. Il décida d'attendre, se frotta les yeux, stabilisa sa respiration et... quelques minutes plus tard il retrouva son calme. Il était assis contre la paroi rocheuse d'une grotte très haut suspendue dans le sein d'une falaise. Il parvint finalement à se lever, et s'avança tant bien que mal vers l'entrée de la grotte, pour jeter un regard dans l'effrayant vide qui s'étendait à ses pieds, surplombant une vaste forêt, presque cinquante mètres en contrebas. Alors qu'il vacillait de plus en plus, il fit un pas en arrière et plaqua sa main contre sa hanche, avant de se rendre compte que ses blessures avaient été bandées. Mais qui donc avait ainsi prit soin de lui ?

    « Tu es réveillé. » constata une voix qui provenait de derrière Akeboshi.

    Le sursaut provoqué par la surprise du jeune samourai manqua de le faire tomber à la renverse, chose qu'il évita en se plaquant subitement contre le roc le plus proche. Il se tourna pour détailler son interlocuteur. L'homme était de taille moyenne, environ un mètre soixante dix, peut-être un peu plus. Il portait un Kimono blanc fermé par une ceinture de corde violette. Sa tête, il ne la discernait pas, car elle était dans l'ombre de la caverne.

    « Qui êtes vous ? Quelles sont vos attentions ? »

    Le silence.

    « Avez vous pansez mes blessures ? Merci. Mais je souhaiterais connaître votre identité, montrez vous, je vous prie. » reprit-il, avec insistance.
    - Tu es un Shinobi d'Iwa, n'est-ce pas ?
    - En effet. Et vous... il n'eut le temps de compléter sa question.
    - Mon identité ne te regarde pas pour l'heure. Ce convoi que tu défendais, quelle était sa destination ? Ses mots étaient froids et distants.
    - Ces informations sont confidentielles, vous ne les obtiendrez pas de moi, répondit sèchement le jeune iwanin.
    - Sur la soixantaine de personne que tu escortais, sept ont péri, les autres sont à moins d'un kilomètre d'ici, sains et saufs. J'ai donné une sépulture décente à tes pertes, pardonne à mes hommes leur brutalité. Ils avaient pour ordre de se saisir de la marchandise sans faire de victime, mais ils comprennent parfois mal les ordres. Vas, rejoins ton convoi et parachève ta mission.
    - Tu es responsable de cette embuscade ? Si c'est le cas, tu ne quittera pas cet endroit vivant, achevant sa phrase, il porta machinalement sa main à son flanc pour se saisir de la garde de son sabre, absent.
    - C'est cela que tu cherches ? L'homme tendit devant lui le fourreau renfermant le Katana d'Akeboshi. Je me suis assuré de la sécurité du reste de ton convoi et de ton propre rétablissement. Je garde la marchandise, pars sans histoires et nous serons quittes.

    Ces mots prononcés, il lança le fourreau dans le vide, par l'entrée de la grotte et Akeboshi se lança à sa suite. Malaxant rapidement son chakra dans ses pieds, il rattrapa son sabre quelques mètres avant de heurter le sol, et le choc s'amortit grâce à son chakra. Jetant un regard vers la caverne perchée sur le flanc de la falaise, il flanqua son sabre et partit à la recherche de ce qu'il restait du convoi.
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MessageSujet: Re: {Rang C} - Le Convoi, qu'on voit.   Sam 25 Mai - 22:52


La nuit était passée, et Mei en se réveillant, compris que le beau temps de la veille s'était estompé et avait laissé place à un ciel gris, voire noir duquel se déversait des trombes d'eau glacées. Ses cheveux noirs et relâchés pour la nuit étaient constellés de gouttes d'eau, car elle ne s'était pas réveillé à temps pour échapper aux premières averses du matin. Rapidement, elle sauva ses affaires qu'elle mena sous une avancée rocheuse qui lui servit d'abri provisoire, tandis que le Chuunin la rejoignait. De ses deux yeux blancs, Mei dévisageait le jeune homme, interrogatrice. Elle ne le voyait pas; mais elle sentait la perplexité sur son visage, c'était quelque chose qu'elle avait su développer au fil du temps : sentir les sentiments des personnes qui l'entouraient à défaut de savoir lire le regard, leurs traits.

L'air était frais et nul n'aurait pu dire si le soleil se levait ou se couchait, tant l'épais voile nuageux qui recouvrait le ciel donnait un air apocalyptique au monde entier. Nul oiseau ne chantait, nu vent ne soufflait, seulement une lourde et battante pluie qui martelait le sol au rythme régulier et ininterrompu de sa chute intemporelle. Mei se mit à trembler légèrement de froid et le chuunin décida alors d'allumer un feu, il semblait désemparé, Mei sentait dans ses ondes qu'il n'avait pas la moindre idée de ce qu'ils devaient faire. Les brindilles rassemblées, le chuunin y mis le feu à l'aide de son affinité de ninja, Katon. Mei s'empressa de récupérer l'eau de pluie dans une écuelle d'acier qu'elle mit à bouillir sur le feu, puis elle extirpa une petite boite en bois de sa sacoche, et en sortit quelques herbes de thé. Les plaçant dans sa gourde, elle attendit que l'eau soit brulante pour la verser dans sa gourde et humer les vapeurs de son délicieux thé au jasmin. Elle en proposa naturellement à son coéquipier, et celui-ci accepta.

« Nous devrions attendre que cette maudite pluie se calme, puis nous continuerons nos investigations. » à mesure qu'il parlait, Rimaru acquiesçait, c'était un tic que Mei lui avait découvert.

Mais la pluie ne se calma pas et il parut même à Mei qu'elle s'aggravait, il pleuvait de plus en plus fort, et rien n'y faisait, Rimaru ne décela pas d'éclaircie et pire encore, un orage commençait à gronder. Mei haussa les épaules, après tout, il ne s'agissait que de pluie, de l'eau, froide et battante, certes, mais de l'eau. Alors ils convinrent que lorsqu'ils seraient pleinement reposés, pluie ou non, ils poursuivraient la mission. Un quart d'heure passa, et ils reprirent donc la route. Les traces de combats ne permettaient pas de déceler la direction prise par d'éventuels survivants, alors Mei se fia aux perturbations qu'elle détecta dans les reliefs du sol, de nombreuses mais légères traces de pas demeuraient, quasiment invisibles et effacées par la pluie, en direction du nord.

Ils passèrent plusieurs heures, ils ne sauraient en dire combien, à suivre la voie donnée par Mei et, trempés plus qu'il ne convient de l'admettre, ils découvrirent, en fin d'après-midi, un campement au pied d'une colline rocheuse. Plusieurs feux y brulaient et d'alléchantes odeurs de viandes en sauces et de riz à la vapeur s'échappaient des cavernes qui se nichaient dans le creux, au pied du tertre. À mesure qu'ils s'approchaient, avec une discrétion de Shinobi, le duo parvint à discerner de graves voix. Quelques hommes campaient là, l'on déduisait à leur parler qu'ils étaient de basses naissances et de culture limitées, des paysans, et peut-être plutôt des bandits, à en juger par leur dire. Ils parlaient justement de marchands et d'un convoi. L'heureuse coïncidence fut que c'était ce même convoi que Mei et son partenaire cherchaient. Immobiles et silencieux comme de solides rocs encrés sous une puissante cascade, les deux shinobi ne vacillèrent pas, insensibles à la pluie comme l'est le roc à la déferlante d'eau.

« C'que j'comprends pas, bafouillait l'un, c'est pourquoi l'chef nous d'mande d'pas toucher aux marchands, leur faîtes pas de mal qui nous dit ! »

Les marchand ont donc survécu, pensa Mei, soulagée, mais qu'en était-il d'Akeboshi, le shinobi qui avait fait la demande de renfort ? Avait-il survécu à l'assaut, lui ? Elle l'ignorait encore, et vérifiant les ondes de Rimaru, elle comprit qu'ils allaient devoir faire preuve de patience pour en savoir plus, se cramponnant à ce qui l'entourait, elle se ressaisit.

« Et pis l'ninja, pourquoi qu'il l'a soigné ? » avait-il poursuivit.

Décidément, ils n'avaient pas eut besoin d'attendre plus longtemps. Akeboshi était sain et sauf. Ce qu'il restait à savoir c'était sa position : où se trouvait-il ? Malheureusement, après quelques échanges peu soutenu avec ces compagnons, le bandit se tut et avala son diner goulument avant de s'écraser au sol pour dormir. Ils n'apprirent plus rien d'eux, hélas.

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MessageSujet: Re: {Rang C} - Le Convoi, qu'on voit.   Mar 4 Juin - 14:42

    La pluie maudite qui avait rendu quasiment impossible l'exécution de sa mission dans des conditions favorables était maintenant un amer souvenir qu'il fallait enfouir. Un nouveau ciel azuré surplombait la pays de la Terre et le soleil, grand œil de feu, brillait radieusement à son zénith. Depuis plusieurs heures maintenant, Akeboshi cherchait le convoi qui, arrêté depuis certainement plusieurs jours, ne devait plus guère être composé que de charrettes vides et de marchands épuisés. Le jeune samourai, parvint finalement à rejoindre l'endroit indiqué par le mystérieux chef de la Meute, après avoir combattu sa fatigue et ses blessures. Il discerna des silhouettes entre les hauts arbres de la forêt, puis, à mesure qu'il s'approchait : des visages.

    - Oy ! C'est Akeboshi-san ! clama une voix

    D'autres voix s'élevaient, la surprise était de taille, car tous l'avaient pensé mort. Mort ? Il ne l'était pas, et espérait de pas l'être avant un bon moment. L'idée qu'il pouvait mourir germa soudainement dans son esprit et il ne put guère réprimer un frisson de peur lui parcourir l'échine comme si un esprit défunt l'avait effleuré. Non; il était bel et bien vivant et il était temps de se remettre en route.

    - Je suis désolé de vous avoir inquiété. Je n'ai pas pu vous défendre comme je le devais, et vous avez perdu vos bien, j'ai échoué et... il se confondit en excuse à sa propre surprise.
    - La ferme gamin ! La voix de Setsuko, grave, unique. Ils étaient une vingtaine, tu étais seul, et nous sommes des marchands, pas des combattants. Il faisait noir, la pluie, le tonnerre, nous ne pouvions rien faire.
    - Et le prisonnier ?
    - Ils nous l'on laissé. S'ils se fichent de leurs propres camarades, ils doivent être peu scrupuleux... expliquait Setsuko.

    *Peu scrupuleux...* se répéta Akeboshi, alors pourquoi leur chef lui avait-il laisser la vie sauve et pourquoi l'avait-il soigné ? Setsuko remarqua que les blessures d'Akeboshi avait été pansée, mais il ne dit rien, et personne ne fit la remarque. Akeboshi regarda ce qu'il restait du convoi. Pas grand chose : sur la vingtaine de charette, quatre restaient et vides, et une cinquantaine de marchand en lieu et place d'une soixantaine au départ de ce périlleux voyage. Mais la mission avait mal été renseignée, il y avait eut des shinobi dans les rangs ennemi et cela haussait la mission au rang B. Akeboshi en était quasiment convaincu. Qu'allait-il maintenant advenir d'eux ? Alors que le jeune samourai préparait moralement la troupe à partir, Setsuko revint vers lui.

    - Maintenant que nous n'avons plus rien de valeur à protéger, j'imagine que votre mission est terminée, Akeboshi-san.
    - Ma mission ne sera terminée que lorsque vous serez tous sains et saufs.
    - Bien, mais nous n'avons plus rien à livrer aux postes frontaliers du Pays, il est inutile de nous y conduire.
    - Dans ce cas que fait-on ? interrogea l'Iwanin. Nous devrions peut-être récupérer vos marchandises, mais seul je ne...
    - Akeboshi-san ! Deux ninjas d'Iwa viennent d'arriver ! l'interpelait une voix de marchand.

    Akeboshi se retourna alors. En effet deux silhouettes se dessinaient à l'entrée du camp, chacun arborant le bandeau du village caché de la roche. Une jeune fille, aux alentours de dix-sept ans, les yeux pâles et la chevelure noire, accompagnée d'un Shinobi plus grand et certainement plus âge, qui paraissait être un Chuunin. Ainsi le village avait reçu son appel de détresse et telle était sa réponse. Maintenant qu'ils étaient trois, peut-être pourraient-ils récupérer la marchandise qui leur avait été volée ?
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MessageSujet: Re: {Rang C} - Le Convoi, qu'on voit.   

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{Rang C} - Le Convoi, qu'on voit.

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