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 L'oiseau égaré|Mission rang D|

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MessageSujet: L'oiseau égaré|Mission rang D|   Mer 3 Juil - 21:32



L’oiseau égaré









    La vie était drôlement faite, la vie, cette étrange succession d’événements. La vie qui finalement n’est que la mort. Je n’étais pas spécialement d’humeur pour partir à l’aventure, mais je ne pouvais pas faire moins que d’y aller. Mais pour que ma voie pèse dans la balance du clan, il fallait que je me batte. Mais dans un sens c’était comme combattre des moulins à vent. J’entrais donc morose en ce jour dans le palais de Konoha. Et dans un rituel répété à chaque fois je m’inclinais avec la révérence qui lui était du.

    « Bonjour Hokage-sama. Je viens chercher ma mission. »

    Cette fois je devais retrouver un oiseau, eh bien on me confiait d’ingrate mission, je ne pouvais m’empêcher de penser que si j’avais la chance de voir ses invisibles splendeurs, mais mes yeux n’étaient que deux lacs paisibles dans lesquels se reflétait le soleil. C’était avec ce ressentiment que je pris sur moi de m’en aller sans trop montrer mon trouble.

    En chemin je rencontrais une personne, en réalité un membre de la bunke, il n’avait donc d’autre choix de d’accepter de m’accompagner. L’enfant était jeune, trop jeune logiquement pour une telle mission, mais il était avec moi et ne risquerait pas grand-chose. Je m’en allais donc avec le gamin à mes côtés. Pourtant je ne cessais de me sentir creux, aussi creux qu’une amphore. Et pourtant je n’étais entrains de me remettre en question. Nous avancions lentement, après tout rien ne pressait… Sauf lorsque je pris conscience que l’oiseau pourrait bien finir par se faire absorber par l’une de ces bestioles que renfermait la forêt de Konoha.

    Je l’enjoignis donc de me suivre en courant à mes côtés. La créature était déjà blessée, elle ne tarderait pas à devenir une proie de choix. Le gamin ne se gêna pas pour montrer le peu de cas qu’il faisait de cette affaire. Mais, encore une fois il n’avait pas le choix que de m’accompagner, j’aurais besoin d’yeux pour me guider dans cette sombre forêt. En sortant du village nous nous trouvions dans une véritable cohue, impossible de passer comme nous l’aurions souhaité. Cependant je n’avais pas le temps de passer ailleurs, alors avec souplesse je m’esquivais en espérant que l’enfant réussirait à me suivre. Une fois débarrassé et le vide revenu à la place de cette mer bleue de chakra, je cherchais le gosse. Je vis une petite masse bleue se faire renverser et se faire piétiner par une dizaine de personnes, avant que ses cris d’alertes n’atteignent les passants. Je me précipitais pour le récupérer… Je n’étais même pas capable de le protéger lui, mon propre sang.

    Je m’enquis rapidement de sa santé avant d’enchaîner. Il n’avait rien de grave selon lui. Il commença donc à me guider dans la forêt tandis que je scrutais des traces d’un puissant chakra, car la lettre ne manquerait pas d’être scellée par chakra. Mais nous avions beau cherché rien n’y faisait… Nous tournions en rond lorsque soudain un son déchira le silence, un sifflement d’une arme… Alors un kunaï apparu dans le champ de vision du gamin, l’ayant distinctement entendu je le déviais d’un mouvement de lame chanceux. Je soupirais, à peine  une quinzaine de minutes que l’enfant était avec moi et il avait déjà failli mourir deux fois… Arriverais-je à le protéger jusqu’au bout… Je me le demandais, pourtant la mission n’était pas si complexe.
    Une fois le petit rassuré je le fis repasser devant pour continuer notre exploration. Je ne pouvais pas continuer à lambiner. J’assurais mon pas sur le sien et enchaînait. Les bruits allaient bon train impossible de les ignorer longtemps. Mais le plus inquiétant étant l’absence de son dans une forêt, alors nous continuions sans nous soucier de ces choses superflues. Les fauves sont habituellement discrets, mais en cette période où les petits apprenaient à chasser il n’était pas rare d’en entendre arriver… Celui qui nous attaqua devait être particulièrement vivace pour son âge, car il sauta sur mon comparse sans un bruit, seul le bruit mat de sa chute et la vue de son chakra en position horizontale me firent comprendre le danger qu’il encourait. Cette fois je me contentais de le faire fuir, mais l’enfant avait visiblement le bras bien amoché… Je ne pouvais rien faire pour lui. Il resta brave et continua de me suivre encore.  Cette fois au loin je vis la trace de chakra et il m’y guida tant bien que mal. Nous arrivions rapidement, faisant fît des protestations de l’enfant, soudain une chaleur familière m’envahis, je lui intimais l’ordre d’aller chercher l’oiseau. Il entra, étant un enfant il devrait réussir à entrer dans les bains sans trop de soucis, car visiblement la seule trace de chakra était dans les bains à l’extérieur de la ville. Je n’entendis d’abord rien, puis des cris et finalement l’enfant revenir en hurlant, une bassine en bois lui tomba directement sur le crâne sans que je n’ai le temps de réagir. En l’aidant à se relevé je sentis le sang poisseux coller à ses cheveux, il était plus que temps de l’emmener à l’hôpital. Sur le chemin, Dieu soit loué rien ne lui arriva, il semblait encore plus poisseux que n’importe qui. Malgré tout, durant l’opération il failli mourir selon le médecin… Le pauvre à son âge frôlait cinq fois la mort en une journée…

    L’explication de cet incapable sur le casi-décès de l’enfant était que son cerveau avait presque été endommagé. Je m’en moquais bien entendu, mais cela étant fait et l’enfant en vie je ne pouvais rien ajouter à cela. Attendant son réveil je m’en allais au palais, annoncer mon échec. Je cru bien que cela aurait été pire que cela, mais visiblement la nouvelle ne fut pas une surprise pour eux.

    Je retournais donc voir l’enfant et le ramener chez lui. Il s’éveilla à l’instant où j’entrais dans la pièce. Il parla, mais je ne l’écoutais déjà plus. Je le pris par la main et le ramenais chez lui, préparant déjà mon discours d’excuse. Mais c’était sans compter sur sa chance prophétique… Il me lâcha la main, me demandant d’aller jouer un peu avant de rentrer… J’acceptais, il avait bien mérité ça, au moins. Finalement il se lassa, et sur le retour il me demanda une faveur, lui laisser Kenkaku Shadan quelques minutes. Je n’arrivais pas à le lui refuser. Il joua avec, en marchant, j’espérais qu’il ferait attention. Lorsque soudain il glissa, l’épée avec lui. Le pommeau lui tapa sur le torse, mais la lame tranchante, fit son œuvre et lui ouvrit la gorge…

    Je repris la lame en hâte, mais trop tard, un passant avait tout vue, les rumeurs iraient bon train,  je venais de tuer un innocent enfant. Le temps que je tente de le sauver il expira son dernier soupir… Je pleurais en le portant à sa famille. Mais après une recherche rapide je me rendis compte qu’il avait glissé sur une simple peau de banane… Comment une mort pouvait-elle survenir aussi bêtement. J’étais déchiré…




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